Je vous l’avais dit !

Et voilà !
Ce matin je me pète les bretelles comme on dit ici car j’avais raison…
Retour en arrière pour la petite histoire : j’avais publié, lors d’un de mes tout premiers articles « Et au milieu, non je déconne…« , une analyse ironique quant à la perception de la discipline, sous forme de mise en garde à quiconque citerait le film de Robert Redford « A river runs trough it » (« Au milieu coule une rivière » en France et « La rivière du sixième jour » au Québec) afin d’engager la conversation sur la pêche à la mouche.
Voilà, nous y sommes ! Ce n’est pas une discussion de comptoir que je relate, ni un échange de salon et encore moins une discussion de fin de soirée lors d’une fête de famille trop arrosée. Non, rien de tout cela !
« La Presse », journal centenaire québecois de consonance libérale (disons qu’on pourrait l’approcher du journal français « Le Figaro ») veut faire dans « l’écologiquement correct » ou peut-être plutôt dans le « naturellement branché ».
« Envouaye donc « ! Ils ont décidé de planter la pauvre Violaine Ballivy qui a l’air aussi à l’aise avec un hameçon de 14 dans les mains que moi avec un kit d’épilation à la cire, sur un article exotique : « La terre promise des pêcheurs à la mouche »… Peuchère !
Violaine a choisi de parler du Montana, « la Mecque » de la discipline, rien de moins… Enfin quand je dis parler, si on fait abstraction de la référence faite au film vieux de vingt longues années, on n’apprend pas grand chose sur cet état du nord des États-Unis, halieutiquement parlant.
Mais Bon Dieu, où veut-elle nous amener la brave Violaine ??? Je doute qu’elle en ait elle-même une idée précise. Est-elle restée sur l’image d’un Brad Pitt encore duveteux qui se laisse emporter par la courant, une énorme arc-en-ciel au bout de la ligne, nous entrainant avec lui vers l’assouvissement inéluctable des  fantasmes « moucheurs » les plus secrets ?

J’ai beau lire et relire l’article, mis à part une somme non négligeable de clichés et des témoignages poignants d’illustres inconnus qui ne nous apprennent rien, je n’arrive pas à trouver la substantifique moelle qui devait me conduire à l’épanouissement personnel, au sevrage émotionnel, au nirvana de la jouissance halieutique. La Terre promise, imaginez ! Pourtant, rien, électrocardiogramme plat… Je suis surement un frigide littéraire.

Soit, nous irons tous migrer vers le Montana au printemps, canne à la main, chapeau plein de « pheasant tails », alignés comme une horde de manchots sur la banquise. Mais s’il vous plait Violaine, laissez reposer en paix Norman Mclean, lâchez les clichés poussiéreux. Je ne pense pas que vous introduiriez un spectacle des ballets du Bolchoï par une séquence de « Dirty dancing »…
Un point positif tout de même, l’emphase est mise (très brièvement) sur le « catch and release » et la préservation des ressources.
Finalement, je préférais quand Violaine nous décrivait la recette du clafoutis au cerises et aux pêches… 😉

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2 réflexions sur “Je vous l’avais dit !

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