Les anglais les aiment hirsutes.

Je le disais il y a peu, j’aime participer aux échanges (swaps) de mouches. D’une part ça me tient éveillé en activité de montage, d’autre part ça permet de recevoir des mouches que je ne connais pas, que je n’ai jamais montées. C’est toujours une source d’inspiration pour l’avenir.
J’ai reçu ce matin dans ma boîte aux lettres, les mouches de l’échange auquel j’ai participé sur gobages.com. Autant vous dire que je suis vraiment impressionné.
Gobages.com est un site français (de France) qui réunit beaucoup de spécialistes du montage de mouches. L’ambiance y est très bonne et c’est avec plaisir que je participe le plus souvent possible aux échanges depuis maintenant quelques mois. J’aime voir la différence de point de vue qu’il existe dans le montage, l’utilisation et la façon même de pêcher à la mouche des deux côtés de l’Atlantique. Je dis cela en toute humilité vue le peu d’expérience que j’ai en la matière. Sans vouloir philosopher longuement, cela pourrait être l’objet d’une prochaine réflexion, il est passionnant, à travers ces échanges, de voir que les habitudes sont très différentes au Québec et en France.
Il y a peu, j’ai été étonné de lire un commentaire concernant « la touffe » de poils de chevreuil que j’avais mise sur un montage de caddis que j’avais envoyé pour un swap. Les Québécois (car désormais je me définis clairement comme tel) et à fortiori les Canadiens, ont l’habitude d’avoir des mouches « poilues », touffues même pourrait-on dire. Le Français, plus sobre préfèrera les hameçons à la limite du glabre. Ne cherchez aucune explication sexuelle, économique ou climatologique à cela, il n’y en a sûrement pas.

J’ai eu la chance de prendre des cours de montage avec Claudel Dery, une sommité dans le milieu de la mouche québécoise, spécialisé dans la sèche et plus particulièrement les CDC qu’il a découvertes lors d’un long séjour en Allemagne.
Il est toujours intéressant de discuter avec ce genre de personne qui, grâce à sa grande expérience de montage et de pêche à la mouche à travers le monde, vous fait gagner des années de pratique à travers ses récits toujours passionnés. Il m’a avoué avoir constaté ce phénomène plus culturel que scientifique quant aux différences de parure des mouches d’un bord ou l’autre de l’océan.

Ce matin dans ma boîte aux lettres donc, j’avais des mouches. Certaines sont si petites qu’il me faut une pince pour les saisir.

Swap Gobages DÉcembre 2012

De magnifiques montages sur le thème « bille(s) »

Nymphe Swap Gobages Décembre 2012

C’est petit… Hommage à la cenne noère…

J’aime le style épuré de ces mouches. Un herl, quelques poils et une bille. La « french touch » sûrement.
Je vais m’essayer à monter ces « micro-merdes » comme certains aiment à les appeler. La loupe, malgré mon jeune âge, ne sera pas un luxe. 😉 Je connais déjà quelques ruisseaux qui abritent des mouchetées (ombles de fontaine) qui s’en délecteront à coup sûr.

Ah oui, j’allais oublier : Claudel me l’a dit l’autre jour, les anglais, eux, les aiment hirsutes.

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