L’éloge de la lenteur.

Les plus jeunes ne peuvent pas le savoir mais il y avait une époque avant le fast-food, avant wikipédia, avant même les textos.
Je passe pour un vieux con, je rentre dans le club des quadragénaires dans quelques jours…
Vous me direz, il existe depuis quelques années une réelle tendance pour le « slow ». On voit émerger des « slow-food », on essaye de prendre le temps de vivre, même l’économie semble vouloir prendre une pause à la « croissance », au toujours plus, toujours plus vite. Certains appellent cela la crise, d’autres y voient un passage obligé pour préserver ce qui peut encore l’être et laisser autre chose qu’une poubelle aux générations futures.
Je divague…

Vous le savez sûrement vous qui me suivez depuis maintenant plus de huit mois, j’ai un faible pour les cannes en fibre de verre de nos grand-pères, depuis que mon ami Phil m’a introduit dans ce monde mystérieux des « fiberglass flyrodders ». Je ne boude pas les « carbones » mais tout de même…

La fibre de verre est à la pêche à la mouche ce que le disque vinyl est à la musique ou ce que le boeuf bourguignon à la gastronomie. Exit le carbone, les disques CD ou le Big-Mac, on est dans l’expérience sensorielle, pas dans la consommation rapide. On veut que ça mijote, on veut que ça fleure bon, on veut que ça soit rond, on veut sentir la moindre sensation au bout de la ligne… On veut prendre le temps de lancer, de ressentir, d’apprécier.
L’action parabolique d’une fibre de verre est un éloge à la lenteur, au timing. On est dans un autre monde.

Je le disais, certains pensent que nous sommes en pleine crise économique. Ils n’ont pas tort. Je décidai donc d’opérer une transition vers le monde merveilleux de la fibre de verre de la manière la plus douce possible pour mes finances. Cela est possible et même de très belle manière à en croire Cameron Mortenson du Fiberglass Manifesto que vous trouverez dans ma blogroll.
Celui-ci, à travers une « review » des plus intéressantes, incite à l’achat de cannes bon marché mais qui ont tout pour convaincre les plus réticents d’essayer autre chose que leur nerveuse fibre de carbone.
Ce sera une Eagle Claw Featherlight ! Ce seront même deux Eagle Claw Featherlight, c’est mon côté indécis. J’ai opté pour deux modèles : 6,6′ soie 4-5 et 7′ soie 5-6. D’après Cameron, la 6,6′ s’accommode à merveille d’une soie #5 et la 7′ d’une soie #6.

eagleclaw3

eagleclaw1

Ces cannes ne se trouvent pas au Canada. Il a fallu donc que j’en importe.
La première impression est excellente, très bon niveau de finition pour une canne premier prix, poignée en bois de rose et en liège, anneaux en céramique et acier doré. La couleur jaune canari est la marque de fabrique d’Eagle Claw qui produit ce modèle depuis des décennies. Originalité, une règle (en pouces) servant à mesurer les prises est imprimée sur le brin inférieur.
J’ai hâte de pouvoir les essayer sur l’eau, malheureusement au Québec, la truite n’ouvre que fin avril dans les zones intéressantes.

Ah oui j’oubliais : J’ai commandé une petite quantité de Featherlight pour en faire profiter les copains… Et surtout afin d’avoir de meilleurs prix et de minimiser les frais de transport. Vous trouverez ces cannes dans la page « Boutique » du blog. Enjoy ! 😉

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