Journée de canicule.

Voilà, on l’a notre été !
On dit souvent qu’au Québec il y’a quatre saisons : juin, juillet, août et l’hiver. Ça s’est quasiment avéré exact cette année.
Voyons les choses du bon côté : les rivières sont belles, gorgées de toute cette eau qui est tombée d’abord sous forme de neige jusqu’en avril et en pluie par la suite. Et Dieu sait si on en a eu de la pluie !
Aujourd’hui le mercure est monté à 34°C à Montréal.

Évidemment c’était la journée idéale pour ne rien attraper à la pêche. D’ailleurs j’étais bien un des seuls à avoir cette idée saugrenue que d’aller pêcher.
Ça n’est pas les vacances pour tout le monde donc on essaye de tirer profit des quelques journées de repos. Au diable la chaleur, je sors les cannes !
Direction la rivière Doncaster, un petit coin de paradis dans les Laurentides, ensemencé régulièrement en truites mouchetées et arcs-en-ciel par la municipalité de Ste Adèle. 12$ l’entrée, c’est raisonnable pour passer une belle journée.
C’était l’occasion pour moi de chausser ma petite Loomis GL2 soie #4, trop peu souvent utilisée. Que du bonheur ! Une véritable bombe avec ses 7.6 pieds et une légèreté à faire pâlir les plus anorexiques des top-models.

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La belle GL2 avec son petit moulinet.

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Le débit est encore très haut pour la saison.
Difficile d’approcher les bons postes, le courant est très fort.

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Une belle fosse.

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La partie plus encaissée de la rivière.

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De belles fosses pas toujours évidentes à pêcher.

Belle journée façon « cuisson lente » dans les waders, finalement plus mouillés à l’intérieur qu’à l’extérieur malgré un « tissu qui respire ». Parfaire la cuisson avec quelques coups de soleil, ajoutez-y une demi-douzaine de litres d’eau pour ne pas déshydrater l’animal … Je devrais aller me coucher ! 🙂
Ah j’oubliais. Évidemment pas une seule prise, un seul gobage timide sur une sèche en fin de soirée (le parc ferme à 18h). C’est tout et c’est très bien !

Comme j’ai une tendance un tantinet masochiste, « Pourquoi pas se finir sur la Mille-iles à taquiner l’achigan ? » me dis-je, les conditions devraient être plus adaptées pour que mes mains sentent enfin le poisson.
(aparté) 
L’odeur du poisson sur les mains est bien entendu un signe de virilité important. Ne revenez JAMAIS à la maison bredouille de tout odorat, il en va de votre légitimité de Mâle dominant chasseur/pêcheur/cueilleur. (fin de l’aparté)

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Eagle-Claw en action.


Ça n’a pas trainé : deux achigans de 11″ (28cm environ) ont bien voulu jouer avec mon popper en poil de chevreuil. Du pur plaisir que de voir ces attaques même pour des poissons de taille modeste.

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Un petit achigan à grande bouche de 11″ (28cm).

Je suis, ce soir, sûrement plus fatigué que Chris Froome après son ascension incroyable du Ventoux hier, 14 juillet. Normal, lui avait de l’air frais là-haut, pas de waders et sûrement de meilleures bouteilles que mes 6 litres d’Evian.
Où est mon kiné ? J’attends que mes jambes lourdes trouvent un peu de réconfort après cette journée éprouvante.
Qui disait que la pêche n’était pas un sport ?

Hookés et joie de vivre.

J’aime les Hookés.
Je ne les connais pas personnellement mais chacune de leur vidéo, fort bien montée et réalisée (ce qui ne gâche rien au plaisir bien au contraire) est une petite perle qui vous fait oublier, l’ombre d’un instant les vicissitudes du quotidien. C’est intelligent, beau et ça fait du bien !
Allez-y, mettez-vous cette vidéo en HD plein écran, juste pour le plaisir.

C’est l’été, petite sortie en fibres de verre.

Il aura fallu attendre l’été pour sortir les cannes ! Malade !
Petite soirée sur la Mille iles avec mon ami Phil pour essayer nos fibres de verre. Il y avait du beau stock, du plaisir, du beau temps mais pas de poisson… Les niveaux d’eau sont encore très élevés, le courant fort.

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Dur de reprendre après une trêve aussi longue. Il faut revenir aux bases du lancer… Surtout avec de véritables « nouilles » qui plient littéralement à chaque impulsion.
Vive la fibre de verre ! 🙂

Produits de flottaison : recettes de grand-mère.

Il existe beaucoup de produits du commerce servant à nettoyer et à imperméabiliser les soies et les mouches. Ceux-ci sont souvent chers et/ou peu efficaces.
J’ai trouvé, en fouillant sur le net, quelques pistes intéressantes et quelques recettes qui n’ont rien à envier aux produits commerciaux. J’utilise depuis celles-ci et j’avoue en être très satisfait d’autant qu’elles ne m’ont pratiquement rien coûté.

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Fiche produits de flottaison

La source principale d’inspiration provient d’un excellent site qui a testé quasiment tous les produits disponibles afin de se faire une bonne idée sur l’efficacité de chacun :

http://www.drlogik.com/flyfloatants.html

Sur cette page est disponible l’extrait tiré du livre « Trout » de Ray Bergman édité en 1976.

Cliquer pour accéder à bergman_formula.pdf

Je me suis donc inspiré de cette analyse ainsi que de diverses lectures pour fabriquer deux fioles de produits destinés à mes soies et à mes mouches.

Pour les appliquer j’utilise deux méthodes : pour le gel à soie, j’ai récupéré un morceau de mousse d’emballage blanc dans lequel j’ai fait une fente. Je beurre généreusement celle-ci du gel et fait glisser ma soie (complètement déroulée) dedans en appliquant une bonne pression. Cela nettoie la soie, toutes les impuretés s’amassent sur la mousse et la graisse en même temps. C’est suffisant la plupart du temps pour un entretien régulier. Bien sûr, si votre soie est vraiment très sale, rien ne vaut un bon lavage dans un bain d’eau tiède savonnée (savon à vaisselle doux) afin de lui rendre sa beauté.
Ensuite, l’application du gel assurera l’entretien. Ne pas hésiter à recharger la mousse de gel durant l’application, trois à quatre fois pour une soie complète. On peut faire la même chose en substituant la mousse par un chiffon doux.
Attention aux soies texturées : l’application de produits d’entretien non spécifique peut annihiler ses propriétés. Par exemple, le gel peut combler les petites aspérités de la soie qui font sa particularité et de fait, la transformer en soie « standard » voire pire du point de vue de la performance au lancer.

Pour les mouches, j’utilise une petite brosse facilement trouvable en pharmacie, servant initialement à nettoyer les appareils dentaires. C’est très efficace pour « revigorer » une mouche en manque de flottaison sans la surcharger. Les poils de cette brosse, très fins et très courts, permettent de bien s’immiscer entre les barbules, les hackles et les dubbing sans abimer la mouche, ceux-ci étant très souples. Il n’est pas toujours évident de jouer avec ce genre de brosse minuscule en ayant les pieds dans l’eau mais je préfère cela à des doigts beurrés !

Pour finir, le prix de revient de ces recettes est d’environ 12$ pour l’équivalent de 0,6 à 0,8 litre selon la solution  (4$ pour 500ml  vaseline, 5$ pour 500ml d’huile minérale, quelques cents pour la paraffine volée dans les pots de confiture de ma douce et 2$ d’essence à briquet). Pour comparaison, le produite de Scientific Angler à base de silicone se vend environ 8$ les 33ml… Soit 240$ le litre… 😉

Édition de l’article : suite à un intéressant débat sur la page Facebook du blog, auquel je vous invite vivement à participer, et vu que certains fabricants préviennent que certains produits qui ne sont pas vendus par leurs propres soins PEUVENT endommager les soies, je vous mets en garde donc de n’utiliser ces recette qu’à vos risques et périls, toute responsabilité de la part de Salmotruttafario ne pourra être engagée, etc… 😉

Édition du 2 juin :
Suite à une discussion lancée sur un forum de pêche à la mouche j’ai fait une synthèse des interventions :
– Nettoyage à l’eau savonneuse.
– NE PAS utiliser de produit à base de silicone.
– Quelques produits de commerce à priori très intéressants (Rio Agent X et SA Fly line dressing) mais sont très chers (plus de 250$ le litre…).
– Beaucoup utilisent des produits à base de paraffine (mucilin rouge, graisse à traire) et en sont très satisfaits.

Par contre, je n’ai eu aucun témoignage à charge contre les produits à base de paraffine (mucilin rouge) ou les produits maison comme ceux que j’utilise et pour lesquels je donne la recette.
Danger évident quant à l’utilisation de produits à base de silicone qui détériorent certains plastiques.
Le choix se fera donc, d’après ce que je peux en conclure, entre l’utilisation ou non d’un produit permettant d’aider à la glisse et/ou la flottaison ou simplement de ne faire qu’un lavage à l’eau savonneuse.

Le Tenkara, vous connaissez ?

J’aurai l’occasion d’en parler longuement plus tard mais je ne peux cacher plus longtemps l’intérêt que je porte à cette technique japonaise de pêche à la mouche appelée Tenkara.
Très proche dans l’esprit de la pêche au toc que je connais très bien, l’ayant pratiquée depuis mon plus jeune âge, le tenkara est plus qu’une technique, c’est une philosophie, une façon de penser et d’agir.
S’il devait y avoir un seul mot pour définir le Tenkara, ce serait « simplicité ». Une canne, un leader, un bas de ligne et une mouche, pas de moulinet, rien d’autre.
Certains se plaisent à raconter que quelques grands maîtres du Tenkara japonais n’ont jamais pêché qu’avec un seul modèle de mouche durant toute leur vie. Le célèbre « match the hatch » n’a pas vraiment de raison d’être en l’occurrence, tous les efforts étant concentrés sur la présentation.
L’expérience donne du crédit à cette approche même s’il convient tout de même de relativiser.
Avant de me lancer dans l’achat d’une canne Tenkara, difficilement trouvable au Québec et souvent vendue hors de prix ailleurs qu’au Japon, j’ai voulu m’imprégner de cette technique, de cette culture, via quelques lectures et notamment l’excellent guide « Tenkara: Radically Simple, Ultralight Fly Fishing« . J’ai aussi commandé sur le site américain http://www.tenkaraflyshop.com quelques mouches, montées dans l’esprit Tenkara avec des techniques qui lui sont propres comme les hackles inversés.

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Quelques beaux exemplaires de mouches Tenkara Sakasa Tebari.

J’ai eu plaisir à communiquer avec Jim, le propriétaire de cette petite compagnie qui propose des produits de première qualité. Les mouches sont très bien montées et paraissent solides, la finition impeccable. J’ai commandé quelques exemplaires typiques du Tenkara, montés sur des hameçons sans oeil, avec une boucle d’attache en soie : de toute beauté.
Je vous recommande ce site pour l’achat de vos mouches Tenkara. Cerise sur le sundae, Jim offre une petite boîte en bois, à l’achat de 12$ et un modèle légèrement plus grand pour toute commande de 18$ et plus…

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La boîte offerte à l’achat de mouches.

Jim produit à la main des boîtes à mouches en bambou d’une beauté indéniable et il espère pouvoir proposer bientôt des blanks et des cannes entièrement faites de bambou recuit. J’attends cela avec impatience…

L’éloge de la lenteur.

Les plus jeunes ne peuvent pas le savoir mais il y avait une époque avant le fast-food, avant wikipédia, avant même les textos.
Je passe pour un vieux con, je rentre dans le club des quadragénaires dans quelques jours…
Vous me direz, il existe depuis quelques années une réelle tendance pour le « slow ». On voit émerger des « slow-food », on essaye de prendre le temps de vivre, même l’économie semble vouloir prendre une pause à la « croissance », au toujours plus, toujours plus vite. Certains appellent cela la crise, d’autres y voient un passage obligé pour préserver ce qui peut encore l’être et laisser autre chose qu’une poubelle aux générations futures.
Je divague…

Vous le savez sûrement vous qui me suivez depuis maintenant plus de huit mois, j’ai un faible pour les cannes en fibre de verre de nos grand-pères, depuis que mon ami Phil m’a introduit dans ce monde mystérieux des « fiberglass flyrodders ». Je ne boude pas les « carbones » mais tout de même…

La fibre de verre est à la pêche à la mouche ce que le disque vinyl est à la musique ou ce que le boeuf bourguignon à la gastronomie. Exit le carbone, les disques CD ou le Big-Mac, on est dans l’expérience sensorielle, pas dans la consommation rapide. On veut que ça mijote, on veut que ça fleure bon, on veut que ça soit rond, on veut sentir la moindre sensation au bout de la ligne… On veut prendre le temps de lancer, de ressentir, d’apprécier.
L’action parabolique d’une fibre de verre est un éloge à la lenteur, au timing. On est dans un autre monde.

Je le disais, certains pensent que nous sommes en pleine crise économique. Ils n’ont pas tort. Je décidai donc d’opérer une transition vers le monde merveilleux de la fibre de verre de la manière la plus douce possible pour mes finances. Cela est possible et même de très belle manière à en croire Cameron Mortenson du Fiberglass Manifesto que vous trouverez dans ma blogroll.
Celui-ci, à travers une « review » des plus intéressantes, incite à l’achat de cannes bon marché mais qui ont tout pour convaincre les plus réticents d’essayer autre chose que leur nerveuse fibre de carbone.
Ce sera une Eagle Claw Featherlight ! Ce seront même deux Eagle Claw Featherlight, c’est mon côté indécis. J’ai opté pour deux modèles : 6,6′ soie 4-5 et 7′ soie 5-6. D’après Cameron, la 6,6′ s’accommode à merveille d’une soie #5 et la 7′ d’une soie #6.

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Ces cannes ne se trouvent pas au Canada. Il a fallu donc que j’en importe.
La première impression est excellente, très bon niveau de finition pour une canne premier prix, poignée en bois de rose et en liège, anneaux en céramique et acier doré. La couleur jaune canari est la marque de fabrique d’Eagle Claw qui produit ce modèle depuis des décennies. Originalité, une règle (en pouces) servant à mesurer les prises est imprimée sur le brin inférieur.
J’ai hâte de pouvoir les essayer sur l’eau, malheureusement au Québec, la truite n’ouvre que fin avril dans les zones intéressantes.

Ah oui j’oubliais : J’ai commandé une petite quantité de Featherlight pour en faire profiter les copains… Et surtout afin d’avoir de meilleurs prix et de minimiser les frais de transport. Vous trouverez ces cannes dans la page « Boutique » du blog. Enjoy ! 😉

Canne en fibre de verre.

Nostalgie ? Pas du tout.
Vous l’avez peut-être remarqué, dans ma blogroll, il y a un lien qui mène vers « The fiberglass manifesto« . Ce n’est ni plus ni moins qu’un blog qui rassemble les aficionados de la fibre de verre. Vous souvenez-vous de ces vieilles cannes lourdes et tellement souples mais pourtant increvables ? Dépassées aujourd’hui diront certains, avec le carbone toujours plus léger, les nano-technologies qui rendent toujours plus durables les résines…
Phil, au hasard d’une rencontre sur les berges de la Mille-Îles, m’a donné l’occasion d’essayer une de ses cannes en fibre de verre. Déroutant !
Un rythme complètement différent, un feeling complètement inconnu pour moi. La sensation est proche de celle donnée par les canne en bambou paraît-il. Je ne sais pas, je n’ai jamais eu l’occasion de pêcher avec une bambou.

Ne vous y trompez pas ! Il se fabrique toujours des canne en fibre de verre qui sont magnifiques et peuvent coûter une petite fortune. J’ai eu un coup de coeur pour les blanks de Kabuto. Certes, cela se limite au coup de coeur car les finances ne suivent pas… Un jour peut-être… 🙂
En attendant, j’ai jeté mon dévolu sur une antiquité trouvée sur les petites annonces et que j’ai acquise pour quelques dollars (dix exactement).

Vieille canne en fibre de verre.

Elle n’est pas neuve, a nécessité quelques petites interventions pour la remettre sur pied mais elle a l’air fonctionnelle désormais.
Le poids de la belle se fait sentir (il faut que je la pèse mais je pense qu’elle doit dépasser les 150 grammes) mais sa souplesse est incroyable. Un vrai fouet, bien loin des flexions nerveuses qu’imposent les cannes en carbone.
Il n’y a aucune inscription sur celle-ci mais je pense qu’il s’agit d’une #5-6, elle mesure 8 pieds.

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Si vous reconnaissez le modèle, la marque de celle-ci, je vous serais reconnaissant de bien vouloir me contacter. Je penche pour une vintage Eagle Claw de Wright & McGill mais je n’en suis pas certain.
Quoi qu’il en soit, j’ai hâte d’y glisser ma soie et de l’entendre fendre l’air avec pourquoi pas, une belle prise au bout qui la fera ployer comme au bon vieux temps…

L’entretien d’automne : le liège des manches de cannes.

La saison tire à sa fin, les arbres sont rouges, les ratons laveurs se mettent au chaud et les cannes sont prêtes pour un bon entretien annuel.
Avez-vous pensé à desserrer les freins de vos moulinets ? Avez-vous sorti les soies de vos bobines afin de ne pas les retrouver complètement déformées (ah, ce maudit effet de mémoire…) quand il s’agira de les lancer à nouveau au printemps prochain ? Non ? Moi non plus…
En fait, je caresse le doux espoir de pouvoir encore quelques fois fouetter ma soie pour taquiner quelque achigan ou brochet voire même quelque doré (sandre du Québec), histoire de faire croire que l’hiver, ce foutu hiver, sera moins long cette année. Dur de sortir la moucheuse quand il faut viser un trou dans la glace qui ne fait que quelques centimètres de diamètre…

Je ne sais pas pour vous, mais me concernant, les poignées en liège de mes cannes finissent la saison vraiment dégueulasses. Amoncellement de mucus des (nombreuses 🙂 ) prises, mélange aqueux souillé de nos rivières, boue, bref, en général je suis capable de définir clairement où sont positionnés mes doigts par les empreintes crasses qu’ils laissent durant la saison.
La parade existe et est relativement simple et efficace :

  • Je lave le liège de ma canne avec un tissu (ou un essuie-tout) trempé dans une solution d’eau et de javel, relativement concentrée (environ 5-6 bouchons pour un litre d’eau chaude). Ne pas hésiter à insister aux endroits les plus sales. Frotter une bonne dizaine de minutes pour faire revenir le liège à son aspect originel.

Le liège après lavage à l’eau de javel.

Je n’ai pas eu la présence d’esprit de photographier la poignée avant le lavage… Je peux vous assurer que l’empreinte grise de ma main y était imprimée.
Outre le fait que le liège reprenne son aspect d’origine, le lavage lui fait retrouver toute sa douceur au toucher.

  • Après séchage (une ou deux heures), je badigeonne le liège d’huile de lin cuite. Il convient d’y passer plusieurs couches afin que l’huile s’imbibe bien dans le liège. Ne pas hésiter à appliquer une bonne pression du tissu enduit d’huile.
    Espacez les couches d’environ 30mn minimum et essuyez l’huile qui suinte après chaque séance afin de trouver un liège bien sec, prêt à recevoir la prochaine couche.

Après traitement à l’huile de lin cuite.

L’avantage de ce traitement à l’huile de lin est qu’il nourrit et imperméabilise le liège. Cela est tout de même important vu les nombreuses occasions qu’il a de tremper dans l’eau.
C’est un bon traitement préventif contre d’éventuelles moisissures qui ne manquent pas de se loger dans les rides naturelles du bois.
L’huile de lin assombrit légèrement le bois et lui donne une teinte dorée qui n’est pas pour me déplaire. Quand on peut joindre l’utile à l’agréable, c’est encore mieux !

Vous pourrez lire parfois qu’il est bon de mélanger l’huile à de l’essence de térébenthine afin de diluer celle-ci pour qu’elle pénètre mieux le bois. J’ai essayé dans le passé cette recette mais ne le referai pas : une odeur nauséabonde qui émane du mélange, vous suit pendant des mois après application. En outre, je ne trouve pas que l’huile soit mieux absorbée par le bois qu’en appliquant quatre ou cinq couches d’huile seule.
À vous de voir…

Ces petits gadgets qui nous changent la vie.

Je m’étais souvent dit qu’il me faudrait un petit appareil photo pour m’accompagner lors des sorties de pêche. Le genre d’appareil qui sait se faire oublier mais qui demeure un fidèle compagnon pour immortaliser les quelques prises remarquables et les bons moments passés au bord de l’eau ou plus précisément les pieds dans l’eau.
J’ai regardé les diverses options disponibles sur le marché. J’aurais bien aimé acquérir un Nikon AW100 mais en ces temps de disette, l’aspect financier prend le dessus, d’autant que nos pétroliers préférés ont jugé opportun d’augmenter l’essence à un niveau record… Les cons !
Va donc pour le moins cher mais pas pour autant le moins intéressant des appareils submersibles, puisqu’il propose ni plus ni moins les mêmes options et les mêmes limites que ses grands frères. Oubliez les fichiers RAW, les modes M, A, S, oubliez les possibilités avancées sur un tel boitier; l’essentiel est qu’il soit submersible et qu’il puisse résister aux mauvais traitements que lui inflige sa présence sur moi, les pieds dans l’eau, la canne à la main.

Ce soir je suis allé m’amuser quelques très courtes heures après la journée de travail, sur la rivière des Mille iles. J’ai cru que la soirée allait être un copier/coller de ma « Journée de M… ». Ça avait bien commencé car tout semblait manigancer afin que je ne puisse pas me rendre dans l’eau avant le coucher du soleil. Chose qui fut faite malgré tout, mais de très grande justesse. J’ai pu au moins profiter d’un coucher de soleil au beau milieu de la rivière; toujours agréable.
J’ai essayé aussi le nouveau jouet qu’une folie passagère m’a fait acquérir, le Olympus Though TG-320. Beau petit boitier submersible, anti-choc, 14Mpx etc…
Pour l’inaugurer, un petit achigan a bien voulu prendre la pose. Ce sera ma seule prise de la très courte soirée de pêche.
Côté technique, je n’ai rien réglé, j’ai laissé l’appareil en mode Panique se débrouiller comme un grand. Le soleil était couché et le flash a pris le relais pour un résultat que je trouve plus qu’honnête vu le prix de la machine (160$+Txs).

Vous remarquerez toute l’ambition de ce jeune achigan à petite bouche qui n’a pas hésité à saisir mon popers en poil de chevreuil, d’une taille respectable pour sa gueule. 🙂

Le danger que je sens poindre désormais réside dans l’idée que l’obsession de l’image l’emporte sur la pêche. Discipline et fond de poche seront mes crédos pour le restant de la saison, histoire de laisser tomber l’excitation que génère ce nouveau jouet…

Ah oui, j’oubliais… La semaine dernière, au même endroit, j’ai sorti le grand frère de ce petit achigan : 14″ (35 cm) et environ 4lb. Pas d’appareil, pas de preuve. 🙂

Un petit voyage dans les rocheuses ?

Pour ceux qui rêvent comme moi, de voir de près les rocheuses et mieux encore, pouvoir y lancer sa mouche, voici un ouvrage disponible presque entièrement en ligne et qui doit être à mon avis la bible pour ce genre de trip…
Le »Fly fishing guide to Rocky mountains » de Steven B. Schweitzer constitue une solide base pour organiser un voyage sans faille dans le parc national des montagnes rocheuses (proche de Denver aux USA).
Seules manquent les 50 dernières pages (sur plus de 240) contenant divers renseignements (magasins, chartes d’éclosion, difficultés des randonnées, etc.).
On se consolera en consultant le site internet  http://www.flyfishingrmnp.com/index.html où sont consignés beaucoup de vidéos, conseils, toilettes de mouches, il y a même des podcasts…

Pour ceux qui envisagent réellement le voyage, ce seront 29.95$ bien investis dans la version papier.
Pour les autres, il n’est pas interdit de rêver en feuilletant virtuellement l’ouvrage.

Gooooo Weeeessst !

Le grand Buff.

Vous ne me connaissez peut-être pas encore très bien mais j’ai souvent un goût immodéré pour les trucs inutiles et originaux. Vous savez, le genre de truc qu’on aurait aimé inventer mais dont on s’est fait piquer l’idée tellement elle est ridicule.
Le Buff est un de ceux-là.
Pensez-y bien : vendre 30$ un morceau de tissu synthétique d’environ cinquante centimètres de long, cousu en forme de tube ! Ma grand mère m’avait tricoté quelque chose du genre quand j’avais douze ans, elle voulait que je passe l’hiver au chaud. Ceci dit, je l’avais vraiment passé au chaud l’hiver, je n’étais pas sorti de peur du ridicule. J’ai grandi depuis…

Là où ça devient génial c’est que le marketing de ce truc veut nous le faire passer pour bien plus qu’il n’est : un vulgaire morceau de tissu !
Je ne sais pas si vous avez regardé le site internet mais les « chargés de création » ont dû passer des heures enfermés dans une pièce avec de la Vodka et des stupéfiants, façon conclave, avec pour seul mot d’ordre : « vous ne sortez pas d’ici avant de trouver au moins 10 façons de mettre ce bout de tissu autour de votre tête ». Puis la petite fumée blanche est apparue…

J’avoue avoir un faible pour le modèle Brown Trout, on ne se refait pas… J’avoue aussi que le modèle « officiel » de Fly Nation a de la gueule. Peut être que j’espère inconsciemment qu’ils fournissent à l’achat une photo dédicacée d’April Vockey ?

Ça a de la gueule non ?

Le Buff « Fly Nation »

Le pire dans tout ça c’est que je sais pertinemment que j’aurais l’air d’un con avec ça autour du cou. Le seul argument auquel je m’accroche désespérément pour ne pas que mon amour se moque trop fort de moi le jour où je vais franchir le pas, est celui de la protection UV et éventuellement anti moustiques. C’est maigre mais c’est le prix à payer pour avoir l’air en paix avec un préservatif fantaisie autour du coup, sur le bord de l’eau…