IF4 à Montréal : résumé en images

Voici déjà une semaine, le cinéma Beaubien accueillait le « International Fly Fishing Film Festival ». Pour la première fois de l’histoire du festival, il se produisait dans une ville au Québec. Tout un pari pour Jean-François Lavallée, organisateur de la soirée avec son école de pêche à la mouche Modulus puisque les films présentés étaient tous en anglais. Pari gagné car IF4 a fait salle comble à Montréal avec plus de 210 billets vendus !
J’ai eu le plaisir de donner un coup de main lors de la soirée et de faire quelques images ainsi qu’un petit montage vidéo.

Enjoy ! 😉

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En attendant le printemps.

L’hiver n’en finit plus, on commence à déprimer sérieusement…
Aujourd’hui a lieu à Granby le forum de pêche à la mouche Québec-Maritimes. Un petit bol d’air au milieu de ce monde de glace et de ciel gris.
Rendez-vous dans quelques heures dans l’enchevêtrement des allées du salon au milieu des monteurs, des cannes et des kiosques aux devantures éclatantes.

Pour patienter de manière tout aussi agréable que de bader devant quelque canne, voici une petite vidéo qui fleure bon l’eau tiède et le vent chaud…

À tout de suite…

IF4 2014 à Montréal !!!!

Je l’attendais, je l’espérais, je le voulais… IF4 (International Fly Fishing Film Festival) sera de passage à Montréal le 11 mars 2014.
Modulus, École de pêche de Jean-Françaois Lavallée, une personne que j’apprécie beaucoup, a permis au festival de poser ses bagages au Québec.
La soirée aura lieu au cinéma Beaubien.
De nombreux cours et longs métrages se succéderont, pour la plupart en anglais, mais la pêche à la mouche n’est-elle pas un langage universel ?
Sera présenté notamment le long métrage sur Frank Moore dont je vous avais parlé il y a quelques mois, soldat américain qui retourna sur les terres du débarquement 69 ans plus tard pour pêcher les rivières qu’il a traversées, fusil à la main. « Landed » avec April Vockey en vedette sera aussi de la programmation…
Ne ratez-pas l’occasion de vous en mettre plein les yeux avant la saison de pêche !

Bravo et merci JF ! 😉

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Kenpo 360SE, une canne Tenkara… Très (trop) fragile.

La saison tire à sa fin, il est l’heure de faire quelques bilans.
Je vous ai parlé de mon intérêt pour le Tenkara. J’ai fait l’acquisition d’une canne Kenpo 360SE sur ebay chez « tenkara.gear.store« , boutique eBay d’Oleg, propriétaire de Tenkaratimes.com (un site de vente en ligne situé en République Tchèque) afin de pratiquer cette nouvelle technique pour moi. (1)

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La canne Kenpo 360SE action 6:4

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Les sections, l’embout avec le lilian et le bouchon en bois de rose.

La canne vient avec un kit de scion de pointe (3 sections) de rechange. Bonne idée… Enfin la bonne idée se transforme en suspicion quand après à peine une heure de pêche, le kit de rechange est déjà mis à contribution. Je n’ai pêché au total que quelques heures avec cette canne, ce fut très agréable. Cependant, j’ai dû faire face à pas moins de quatre cassures en quelques semaines. L’ensemble des sections fournies y est passé et j’ai même dû commander un nouveau kit afin d’avoir quelques pièces d’avance… Kit déjà pas mal entamé… 😦

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Cassure sur la troisième section du top, pourtant la plus large et la plus épaisse.

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Mon « trophée » de pêche de la saison 2013 Tenkara…

Le pire dans tout ça est que j’ai vu deux fois mon scion briser, simplement en tirant légèrement sur la ligne pour monter ma mouche ou pour montrer à des amis l’action de la canne. Non pas que j’aie tiré trop fort, loin de là, n’oublions pas que la canne est supposée ramener le poisson à portée de main et donc avoir un cintrage très serré, mais plutôt que les éléments ne sont pas fabriqués avec des matériaux de qualité selon moi.
L’avarie devient dramatique lorsque la ligne se brise en action de pêche. N’oubliez pas que le fil est simplement accroché à la pointe… Voir sa ligne dériver dans le courant avec une section de carbone au bout n’est jamais très plaisant…
Paradoxalement, ce n’est jamais le scion de pointe, le plus fin, qui brise. Toutefois, j’ai eu la surprise de voir se décoller mon lilian (le morceau de fil tressé en bout de canne) sans n’avoir rien fait…

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Le lilian se décolle sans raison…

J’ai eu une longue correspondance avec Oleg de TenkaraTimes.com qui a envoyé à ma demande et moyennant paiement (une quinzaine de dollars US), un kit de rechange.
Vu que j’arrive au bout du deuxième kit, la question de la fiabilité et de la garantie se pose. Depuis, le dialogue est beaucoup plus difficile et j’attends depuis plusieurs semaines un nouveau kit qui m’a été promis et devait m’être envoyé gracieusement (enfin gracieusement pour Oleg signifie qu’il facture des frais d’envoi)… En théorie car de l’autre côté du clavier c’est désormais silence radio…

En conclusion : si vous voulez débuter au Tenkara, je ne vous suggère pas cette canne malgré qu’elle soit agréable à manipuler. Certes son prix est alléchant (environ 80$+20$ de transport) mais ce n’est pas un bon investissement.
Je suis déçu par le service d’Oleg qui a été très bon tant que tout allait bien et qui s’est dégradé quand il s’agissait de faire face à ses responsabilités. La meilleure offre qui me fut faite fut un rabais de 20% sur une nouvelle canne…Big deal… Il est vrai qu’Oleg me fit la demande de lui retourner la Kenpo afin d’en envoyer une « autre » (laquelle ?), frais d’envoi à ma charge… Pour un montant correspondant à une nouvelle canne… Une belle offre de Gascon.
J’attends toujours les pièces promises et cela depuis plus de six semaines.
Les cannes Tenkara sont fragiles, c’est un fait. J’ai eu des échos de cassures dans d’autres marques, la Kenpo n’est pas une exception. Cependant, il est rare d’avoir affaire au service client plusieurs fois durant une saison de pêche.
Avant de choisir une canne, regardez le prix du kit de sections de rechange (et commandez-en au moins un avec votre canne) et demandez bien quel est le service offert en cas de problème. Un prix élevé n’est pas forcément synonyme de qualité. Choisissez un revendeur qui saura vous écouter et sera réactif. J’avoue que j’aurais peut-être dû investir un peu plus et acheter une canne chez un revendeur plus accessible…

Oleg, if you read me…

(1) Précision apportée suite à un mail d’Oleg, demandant de préciser que l’achat s’est fait sur eBay, non pas directement via son site Tenkaratimes.

Une journée avec Trout Unlimited, chapitre Chateauguay.

Samedi matin avait lieu une rencontre organisée par Trout Unlimited Canada, Chapitre Chateauguay, sur la rivière du même nom.
Trout Unlimited est un organisme qui a pour mission de protéger, aménager, promouvoir les rivières à truite du pays. L’association est composée de bénévoles qui se battent pour améliorer les conditions de pêche, préserver le milieu et la population halieutique des cours d’eau qu’ils prennent sous leur protection.
Bien que cet organisme fut originellement crée à Montréal dans les années 70 avant de migrer dans l’ouest canadien, il ne demeurait plus aucune section au Québec. L’erreur est réparée désormais avec la section Chateauguay récemment créée.

5h du matin, le réveil sonne. Ça change des cris de bébé, d’autant qu’il recommence à faire ses nuits… Café, sandwichs prêts pour midi, dernier check-up du matériel… 1h30 de route plus tard, je suis au rendez-vous au bord d’une petite rivière qui me rappelle de manière frappante celle où j’ai pêché mes premières truites.

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Les odeurs de l’automne me remplissent les narines, la fraîcheur du matin me rappelle qu’on est tout de même au mois d’octobre.
Le point de rendez-vous est tout près d’un joli petit pont couvert. Il paraît que c’est le dernier dans ce style-là; inutile de m’en demander plus, je ne connais rien aux ponts couverts.

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Le pont de Powerscourt, proche de la frontière américaine.

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Entendez-vous le son du vieux camion Ford de Clint Eastwood ? 🙂

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La rivière aux eaux cristallines coule sous le pont.

Les couleurs de l’automne rajoutent un côté magique à la journée. Voilà Clint Eastwood et Meryl Streep qui débarquent du vieux camion Ford pour nous jouer une scène du film « sur la route de Maddison ». En guise de Clint et de Meryl, je n’aurai que quelques chasseurs en véhicules tout-terrains et un vieux monsieur, sûrement aussi vieux que le tracteur sur lequel il est assis et qui traîne une remorque rouillée remplie de bois de chauffage.

La rivière a attiré du monde et du beau monde même. Beaucoup de membres des MMM sont présents, la conférence donnée la semaine dernière par Trout Unlimited a certainement convaincu l’assistance.

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Une trentaine de participants pour une journée réussie.

Côté pêche, je ne mettrai les pieds dans l’eau seulement vers 9h15. je regrette un peu de ne pas avoir pu y aller avant mais on n’échappe pas au traditionnel discours de bienvenue et aux consignes des organisateurs. De petits groupes se forment, entourés de mentors qui connaissent la rivière et donneront quelques trucs pour aider à faire de belles prises.

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La rivière Chateauguay avec sa parure d’automne.

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Tous les secteurs de la rivière abritent des postes potentiels à de belles prises.

J’avais un petit peu préparé ma sortie. En fait, pour être franc, j’avais pris pour livre de chevet depuis plusieurs jours l’excellent livre « Dynamic Nymphing » de George Daniel.
J’avais anticipé aussi quelques montages de nymphes vu que je ne pêche pas vraiment avec celles-ci et que ma boîte ne ressemblait pas vraiment à une vraie boîte à succès…

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Une nymphe suggérée pour la rivière.

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La fameuse « cuivre » française.

Je me suis risqué à monter quelques « cuivres », mouche que beaucoup de nympheurs français louent pour son efficacité. J’ai connu cette mouche par le site de Nicolas Germain qui ne tarit pas d’éloges à son égard et qui la monte avec une dextérité certaine vu les succès que ses clients obtiennent.
J’attache donc une cuivre sur mon bas de ligne, je pêche avec ma canne #5 de 8.6′, pas vraiment adaptée au nymphing mais peu importe c’est moi qui m’adapterai.
J’ai pu vérifier le bien fondé de la réputation de cette mouche puisque après quelques minutes de pêche, une belle fario d’environ 25-26cm se retrouve dans mon épuisette. Une seconde se laissera tenter peu après, dans le même secteur mais celle-ci profitera d’un moment d’inattention de ma part pour se décrocher. Pas grave, ma journée est faite, mon objectif était de sortir au moins une truite vu que je ne connaissais pas la rivière et que je ne pêche habituellement pas à la nymphe.
À ce propos, je n’avais malheureusement pas sur moi mon appareil photo quand je l’ai prise (mais rassurez-vous j’ai des témoins 🙂 ).
Sa robe brune tachée de points rouges bien marqués était à mes yeux aussi étincelante qu’un collier de rubis montés sur un écrin de vieil or vermeil.

J’ai aimé pêcher cette rivière. J’ai fait un voyage dans le temps et dans l’espace, je me revoyais tendre les mains pour attraper au bout de la ligne, la truite que mon père venait de sortir. Quand je l’accompagnais, il fallait que je reste derrière lui, surtout ne jamais passer devant : les truites voient tout quand l’eau est claire. Trente ans plus tard, j’appliquais encore son conseil, avançant à pas de velours, accroupis au plus près de la surface de l’eau pour éviter le regard furtif d’une truite qui s’enfuit. Ce fut payant.

Après une belle journée passée les pieds dans l’eau, je jette un dernier regard vers ces pierres qui cachent tous ces poissons qu’un jour peut-être je viendrai prendre.
De retour à la maison, mon bébé m’accueille avec des « papapapapa ». Il a un an aujourd’hui ! Bon anniversaire mon poussin. 🙂

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Le temps d’un « au-revoir ». Je reviendrai.

C’est l’automne.

On ira, où tu voudras quand tu voudras…
Je sais ce n’est pas original mais il fallait bien trouver une façon de plugger « l’été indien » dans mon texte.
J’aime bien Joe Dassin. C’est kitch (quétaine comme on dit au Québec), c’est de la musique de « matante », un peu comme Aznavour mais j’aime bien.
En parlant de chanson, j’ai du Thiéfaine dans la tête. Pourquoi ? Aucune idée, il faudrait aller voir un psy pour comprendre. « La jambe de Rimbaud de retour à Marseille, comme un affreux cargo chargé d’étrons vermeils »… Romantique non ?
Enfin je ne suis pas là pour vous parler de ma discographie mais pour vous réveiller sur le fait que ça y’est ! On est en automne et pour de bon !
Ce soir j’ai voulu immortaliser ça, les feuilles rouges qui vont tomber. Le truc qui vous fait apprécier de vivre en appartement et de ne pas avoir un grand terrain plein d’arbres.

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Étang au bord de la route dans Lanaudière.

On a de la chance au Québec, depuis une semaine c’est à nouveau l’été, vous savez le fameux été des indiens que j’ai réussi à placer plus haut. On a même entendu chanter des cigales cet après-midi ! Si, si, juré ! Des cigales fin septembre au Québec mon bon monsieur ! Imaginez-vous ?!

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Les arbres rouges en arrière plan du lac Ouareau.

Hier, j’ai passé une bonne partie de l’après-midi les pieds dans l’eau. C’est agréable les pieds dans l’eau quand elle est fraiche et que le soleil cogne comme en plein mois de juillet.

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Sur un haut fond au milieu de la rivière des Mille-îles. (merci Phil pour la photo)

La pêche a été mauvaise. Personne, autant que nous fûmes, ne sortit le moindre poisson…
La pêche à Montréal (et dans toute la zone 8) ne ferme jamais. On a la chance de pouvoir taquiner le poisson (enfin il y a des périodes de fermeture par espèce) du printemps jusque z’au printemps comme dirait Brel.
J’ai des envies plus montagneuses que la morne plaine Montréalaise. Je n’ai pas pu assister à la réunion de vendredi aux MMM mais la présentation de « Trout unlimited » fut parait-il très intéressante, au point que j’ai très envie de participer à ce programme et d’aller visiter la rivière Chateauguay qui renait avec leur aide. http://www.chateauguayriverchapter.com/en/
Pourquoi ne pas aller y faire un tour bientôt, avant qu’il ne fasse froid pour de bon ? Affaire à suivre…

Septembre, c’est la rentrée pour le montage de mouches plus intensif. Enfin, c’est surement vrai quand on est à la retraite… Avec un petit poussin d’un an (bientôt), les journées sont bien remplies, si bien que malgré ma bonne volonté pour participer à des échanges, je n’ai pas le temps de me mettre devant l’étau pour honorer mon engagement. J’y arriverai, c’est sur !

Cette année, j’ai décidé, vu les nombreuses heures à ma disposition, d’innover et donc de me lancer dans le montage de canne. Je me suis inscrit afin de suivre un cours auprès des MMM au mois de Novembre. J’ai décidé de me monter une canne #5 en fibre de verre de 7 pieds. J’ai commandé le blank chez Graywolf (http://graywolfrods.blogspot.ca/) qui ne devrait plus tarder. Je travaille fort à décider quelle parure lui adjoindre : anneau en agathe, poignée cigare ou standard, liège grade « flor », porte moulinet en érable…
Autant de choix qui ne sont pas évidents quand on débute.
Je reviendrai dans le futur sur l’avancement du projet. Qui sait, peut-être un jour me demanderez-vous de vous monter une canne ? 😉

Gurgler en mousse.

Mon ami Yves m’a envoyé il y a quelques temps le lien vers une vidéo sur Youtube.
Celle-ci concernait la fabrication de « gurgler » en mousse.

J’ai fait quelques-uns de ces gurglers en les adaptant car à l’origine ils sont montés sur des hameçons relativement gros.
Pour ma part j’ai utilisé des C53S en taille 8 et 10 afin de pouvoir les propulser avec mes cannes #5 et #6 sans trop de problème.
C’est vraiment le fun à pêcher ! 🙂

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Ce soir, en un peu moins de trois heures de pêches, 7 achigans, relativement petits, se sont laissés tenter par l’offrande.
Les attaques sont fulgurantes et souvent le poisson monte sans prendre la mouche provoquant toutefois de beaux remous.
Je ne comptais plus les attaques plus ou moins violentes que j’ai eues dans la soirée…
À vos étaux ! 🙂