Portrait d’une rivière en santé ?

Ma douce rit de moi !
Quand je suis rentré lundi, de ce qui sera sûrement ma dernière sortie de pêche à la truite de l’année, j’avais avec moi une petite bouteille remplie d’eau. Malgré qu’il fut inscrit « Evian » sur celle-ci, elle était remplie d’eau que j’avais prélevée dans le courant de ma rivière préférée à des fins d’analyse.
Ma douce me traite de « geek » !
J’ai toujours voulu savoir où je mettais les pieds et en l’occurrence dans quoi je trempais mes waders. Certes, je ne sortirai pas un bulletin médical exhaustif de la rivière, ne vous attendez pas à des miracles, je n’ai qu’un petit kit d’analyse de l’eau destiné à mes aquariums. N’empêche qu’il permet de tracer un portrait un peu plus précis de la situation avec quelques valeurs quand même intéressantes.

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Fin octobre, les couleurs s’en vont, l’eau remonte peu à peu… La rivière prend sa parure d’hiver.

J’y suis donc allé de mes trois gouttes de test par-ci, cinq gouttes par-là, pour révéler par la chimie ce que mon oeil ne pouvait voir. J’en saurais un peu plus quant à la santé et à la nature de cette rivière qui abrite quelques belles truites que j’aime à taquiner. Certes, ce n’est peut-être pas le moment idéal pour ce genre d’exercice, la rivière sort tranquillement de son étiage et gonfle ses eaux jour après jour, pluie après pluie (et neige paraît-il cette semaine… Déprimant). En quelques journées son débit à quasiment doublé.

Les tests m’ont donné les valeurs suivantes :

  • pH >8.6 (limite de mon test et mon pH mètre n’est pas étalonné pour me donner plus de précision)
  • gH (General Hardness) = 60 mg/l (HCO3)
  • kH (Carbonated Hardness) = 50 mg/l (CaCO3)
  • Conductivité (TDS) : 88 ppm
  • Nitrites (No2) = 0
  • Nitrates (No3)= 0
  • Phosphates (PO4) <0.25 mg/l

Quelles conclusions tirer ? La première est que le pH est étonnamment haut par rapport à ce que je m’attendais à trouver. De nombreuses feuilles jalonnent les rives, les eaux de ruissellement devraient avoir une tendance plutôt acide. La nature d’un sol certainement calcaire peut-elle être une des raisons de cette valeur ? La dureté mesurée légèrement élevée le laisse penser. La conductivité vient corroborer cette analyse. Les autres valeurs sont plutôt normales pour un torrent de montagne où l’oxygénation et le courant favorisent un bon cycle de l’azote (pas de nitrates/nitrites). Je m’attendais à avoir un petit peu de phosphates vu les exploitations agricoles qui longent la rivière en amont mais fin octobre, l’activité est plutôt réduite et les déversements limités.
Avec ces quelques paramètres, on ne peut tirer de conclusion mais d’ores et déjà il est rassurant de voir qu’il n’y a pas de pollution agricole majeure et que l’écosystème local a l’air de plutôt bien fonctionner.

J’ai un intérêt certain pour les écosystèmes des rivières et ruisseaux, particulièrement ceux que j’ai côtoyés, comme tout « bon » pêcheur à la mouche qui se respecte j’imagine. Ma curiosité m’a amené à pousser les investigations un peu plus loin même si, je vous rassure, il ne s’agit pas ici de faire un inventaire exhaustif de la faune et la flore de la rivière.
On peut apprendre beaucoup de choses en observant autour de soi. Le simple fait de relever un caillou immergé donne parfois de bonnes indications sur les hôtes d’un cours d’eau.

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Sur cette seule photo on peut compter plus d’une dizaine d’espèces différentes d’insectes aquatiques…

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Larve d’heptageniidé qui donnera au printemps une March brown ou une Light cahill

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Une larve qui semble être un psephenus (water pennies) et une autre qui semble être une alderfly.

© salmotruttafarioqc@gmail.com

Larve de perlidae (stonefly) et un psephenus.

© salmotruttafarioqc@gmail.com

Larves de Tricoptères (american grannom) qui donneront des sedges (caddis).

Sous ces quatre pierres mises à l’air (et retournées rapidement à leur état d’origine), on peut compter plus d’une trentaine d’espèces différentes d’insectes aquatiques et je dois en oublier : larves d’éphémeroptères, larves de plécoptères, larves de trichoptères, larves de chironomes, larves de coleoptères, etc. Quelques connaisseurs pourront sûrement compléter l’inventaire des espèces visibles sur les photos.
Je ne suis pas spécialiste en entomologie mais je promets de m’y mettre ! À ce propos, le site www.troutnut.com est une véritable mine d’informations entomologiques pour l’Amérique du Nord.
La présence de nombreux insectes (et de belles éclosions en été) est une preuve de la bonne santé d’un cours d’eau. La variété ici retrouvée est sûrement gage d’une rivière en très bonne santé, à l’abri des principales pollutions urbaines. C’est plutôt rassurant.

Cette petite étude ne saurait être complète sans pousser un peu plus loin le niveau d’investigation. J’ai donc observé au microscope (100x ~400x) quelques gouttes de cette eau prélevée au plus fort du courant pour voir s’il y avait de la vie microscopique. Je ne fut pas déçu car chaque goutte d’eau contenait des dizaines de diatomées. Celles-ci constituent une sorte de phytoplancton indispensable à la survie de certains organismes puisqu’ils en sont la source principale de nourriture, notamment de plusieurs des larves observées.

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Diatomées présentes dans une petite goutte d’eau (quelques microlitres) : j’en ai compté environ une cinquantaine… Parfois accrochées à des déchets organiques.

Ma douce rit de moi et confirme que je suis vraiment un geek ! 😉

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Fabriquez vous-même une ligne semi-artificielle ou semi-naturelle.

Ça bataille dur sur les forums ! Chacun y va de son analyse, de son ressenti, de son expérience. En toile de fond, il y a des gens,  j’imagine tous honnêtes et passionnés, qui ont pensé un jour gagner un peu d’argent en commercialisant l’objet de leurs désirs. On assiste désormais à une guerre de tranchées ou plutôt devrions-nous dire une guerre de clochers. Mon épicier est meilleur que le tien ! Mon boulanger fait du vrai pain bio, le tien tourne à l’industriel ! Mon poissonnier vend du poisson frais…  Quoi ? Il n’est pas frais mon poisson ???
C’est à peine si j’exagère quand je vois mes compatriotes français (l’avantage d’avoir la double nationalité, na !) se mettre sur la gueule, façon « Ordralfabetix et Cétautomatix » quand il s’agit de parler des soies naturelles. Ooops, désolé il ne fallait pas prononcer ce mot… Tant pis, le mot est lâché !
Dans l’histoire, il y a à la base des produits intéressants, occultés par les diatribes des uns et des autres, les publicités racoleuses, les pratiques pas toujours très saines d’artisans qui n’arrivent pas à joindre les deux bouts. On en vient même à ne plus vouloir prononcer les noms des uns et des autres (je me plais à renommer certains par le sobriquet de « Voldemor » tellement la simple citation du nom provoque une levée de boucliers gaulois sur certains forums). Vous le comprenez, on a affaire à un joyeux bordel dans les réseaux sociaux !

Mais qu’est-ce que c’est qu’une soie naturelle ? Qu’on soit clair ! Il n’existe AUCUNE appellation contrôlée pour qualifier telle ou telle production, il y a certaines bases historiques (pas toujours très claires) et certaines pratiques ancrées dans le milieu que certains prennent pour parole d’évangile sans vraiment avoir fouillé bien loin et remonté aux origines de la fabrication des lignes pour la pêche à la mouche. Vous remarquerez que j’utilise le terme ligne et non pas « soie », trop souvent employé à tort et trop fortement connoté pour être mis à toutes les sauces.
Il y a ensuite le bon sens : si on parle de soie naturelle, on peut espérer qu’au moins la base de la ligne soit faite de ce matériau.

Petit cours d’anatomie d’une ligne en soie naturelle : la base de la ligne est constituée d’une corde en soie tressée avec plus ou moins de brins de soie naturelle, qu’on appelle l’âme. Cette corde, ayant été profilée ou pas lors du tressage afin d’obtenir une ligne particulière (DT, WF, TT, etc.), donnera, après trempage et séchage dans un médium qu’on appelle l’apprêt, la ligne qu’on mettra dans nos moulinets pour pêcher à la mouche.
50% des « connaisseurs » donnent un rôle primordial à l’apprêt au détriment de l’âme pour qualifier la soie. Les 50 autres pourcents feront strictement le contraire et enfin les 50% restants resteront intransigeants sur l’origine de l’âme et de l’apprêt pour définir ce qu’est une soie naturelle. Je sais, ça fait 150%… Et alors ?

La soie naturelle (celle du bombyx du mûrier, spécialité ardéchoise à l’époque…), on sait tous ce que c’est. La reconnaître est une autre histoire mais il y a tout de même quelques trucs : faire brûler un bout et voir si ça consume rapidement ou pas et sentir l’odeur de cochon grillé que ça génère… Ou pas si c’est du synthétique.
L’apprêt, quant à lui est beaucoup plus difficile à définir. Originellement (lire cet article ) étaient utilisés de l’huile siccative et du vernis. Par la suite, chacun y alla de sa recette secrète afin d’améliorer (ou pas) celle du voisin. La base commune fut l’huile de lin qui a quelques propriétés siccative et hydrophobe.

Aujourd’hui, deux écoles s’affrontent : celle qui dit utiliser les recettes originelles éprouvées (et rachetées par leur exploitant actuel) et celle qui profite des progrès dans les divers matériaux pour améliorer la recette originelle quitte à s’éloigner de l’esprit d’origine. Bien sûr, les uns et les autres se conspuent et se traitent de tous les noms d’oiseaux. La seule question que je me pose est la suivante : quels eurent été les matériaux utilisés par Mr Malloch il y a de cela plus de cent ans, s’il avait eu accès à tous les produits disponibles aujourd’hui ?

Vous voyez ce n’est pas simple… Et bien assis dans mon fauteuil, la bière et les chips à la main, je comptais les points de chacune des parties tout en ayant une petite idée qui me trottait dans la tête… Et si j’essayais ça ?

Les soies naturelles ne sont pas très populaires au Québec, voire introuvables. J’avais alors deux solutions : soi(e)t (jeu de mots) en fabriquer une, soit en acheter une en France et fatalement prendre part au joyeux bordel quand j’allais poser la question sur les forums, à savoir quelle épicerie choisir.
J’ai finalement opté pour la première solution (et plus tard pour la deuxième aussi, j’en reparlerai dans le futur ici même…).

Je vous livre le log de mon expérience qui a duré environ un mois et demi. Ce log est « brut de décoffrage » et reprend chacun des moments clés de la production de la soie :


 Recette pour fabriquer une ligne « semi-naturelle ».

 Après bien des lectures sur internet et m’inspirant de l’expérience de plusieurs apprentis sorciers, je me suis lancé dans la production d’une « soie (ou ligne) semi-naturelle ». Pourquoi semi-naturelle ? Simplement parce qu’une vraie soie naturelle se fait à partir d’une corde de soie naturelle. Je n’en ai pas trouvé pour l’instant et nombre des fabricants la produisent eux-mêmes.

J’ai donc opté pour un fil synthétique tressé (8 brins) avec âme centrale d’environ 0.80mm. Son poids est d’environ 0.37gr au mètre, ce qui fait 7.4gr pour une soie de 20m.

Pour ce qui est de la recette : 300ml d’huile de lin cuite, 5% (15ml) de siccatif au cobalt et zirconium, 10% (30ml) de Vernis Copal Lefranc Bourgeois.

J’ai disposé le tout dans un bocal à confiture avec les 20m de tresse enroulés au préalable comme un écheveau de laine. Attention, quand on déroule la bonne quantité de fil, il vaut mieux avoir quelques outils pour faire des bobines sinon c’est sac de noeuds assuré !!! J’ai mis 5-6 attaches avec du fil de la même bobine pour tenir l’écheveau et éviter qu’il n’y ait un sac de noeuds dans le bocal au moment de la sortir.
J’ai la chance d’avoir une machine à faire le vide alimentaire, j’ai donc disposé le bocal contenant l’apprêt et le fil sans fermer hermétiquement le couvercle, dans un sac et j’ai fait le vide.

Le 2 septembre, après 4 jours de trempage  j’ai sorti le fil du bocal. Les problèmes de vrillage sont apparus et il a fallu me battre un petit moment avec pour l’enrouler en spires d’environ 50cm sur un cintre en métal.
Je sais que ce n’est pas la posture idéale puisque le bas des boucles fait des ventres qui vont récolter l’huile qui va couler par gravité et sûrement faire des épaisseurs. Avec l’aide d’une règle en plastique, je vais essayer de déplacer les ventre en faisant pivoter les boucles durant le séchage. En fait les 24 premières heures sont primordiales, c’est là que le séchage se fait en partie, du moins pour l’extérieur de la fibre. J’ai pensé mettre le fil sur un tourniquet que je ferais tourner sur un moteur au moins les 24 premières heures. Je n’ai pas eu le temps de réaliser ceci, je verrai une prochaine fois.

Je vais voir combien de temps je vais laisser sécher. Il fait chaud (25°C) et il y a une bonne aération. Je surveillerai et déciderai sur pièce.

Voilà 6 jours qu’elle sèche, au début dans un lieu « calme » (placard ouvert) et depuis plusieurs jours directement sous un ventilateur de plafond. Je vais tremper à nouveau celle-ci, elle a l’air bien sèche. Trempage sous vide le 8 septembre.

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Le fil après un premier trempage et un premier séchage.

Le 10 septembre, après deux jours de (re)trampage, je sors la soie et la laisse à plat sur une feuille d’aluminium pour qu’elle s’égoutte naturellement. Quand l’apprêt sera un peu moins liquide, je la pendrai à nouveau au cintre pour la faire sécher.

Le 17 septembre je mets la soie à tremper à nouveau, sous vide comme les précédentes fois.

Le 18 Septembre je la mets à sécher après l’avoir laissée s’égoutter sur un papier journal.

Le 23 septembre j’ai mis la soie à tremper de nouveau. Je n’ai pas mis sous vide car désormais les aspérités de la tresse sont bien comblées.

Le 26 septembre  je la sors du mélange, la laisse égoutter sur un papier d’aluminium et la mets à sécher sur le cintre. La température est bonne 23°C, fenêtres ouvertes, bonne aération.

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La ligne avant le premier ponçage. Notez la multitude de poussières qui disparaitront au lavage et ponçage.

Le 8 octobre, soit 40 jours depuis le début de l’aventure,  j’ai passé la soie dans une laine de fer 0000 imbibée d’huile de lin. J’ai essayé de gommer les aspérités dues au séchage et aux irrégularités de la soie. Le résultat est plutôt bon, la soie glisse bien dans les doigts sans sensation d’accrochage. Je vais laisser sécher encore, l’aspect est beau mais le toucher est encore un peu collant, sûrement dû aussi à la présence du vernis copal.

Le 13 octobre j’ai lavé la soie dans de l’eau tiède avec du liquide vaisselle. S’en est suivi un second ponçage avec de la laine de fer 0000 afin de compléter le lissage. Je l’ai ensuite graissée et ai fait un noeud en bout pour attacher le bas de ligne. Elle a été montée dans un moulinet afin de faire des essais dès que possible.

La soie a une belle apparence, elle est souple mais vrille à la moindre occasion. Sûrement à cause du fil choisi. Le fort pouvoir d’extension du fil (environ 10%) est gênant mais ne se fait pas ressentir en action de pêche.

J’ai pesé ma soie (20m) et réduis au 10 premières verges (9.15m) pour calculer la correspondance AFTMA. Il s’agit d’une soie #3 comme je le voulais.

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La boucle finale. J’aime que mes lignes soient terminées par une boucle, pratique pour y fixer le leader en liaison « boucle à boucle ».

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Les 20m de ligne parallèle #3 dans son moulinet.

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Vue au microscope à 30x environ.

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Détail dans le moulinet.

J’ai pu essayer rapidement cette ligne. L’essai est plutôt concluant d’autant que la journée de l’essai, le vent gênait les lancers. La finesse de la ligne permettait de s’affranchir de ce problème et de lancer normalement même par vent modéré.
J’aime beaucoup le feeling qu’elle procure, la souplesse, la sensation de glisse et la précision très intéressantes. Les posers sont plus doux et les arrachés plus discrets. Une fois correctement graissée, la flottaison est impeccable.
Il faudra l’utiliser plus souvent afin d’avoir une idée plus juste mais les premières impressions sont positives. J’ai vraiment la sensation de lancer plus facilement qu’avec ma DT3 synthétique.
Quid d’une « vraie » soie naturelle en comparaison à celle-ci ? Ça vous le saurez dans un prochain épisode… 🙂

Fabriquez vous-mêmes un élastique dévidoir à bobines.

J’avais acheté l’an passé, lors du marché aux puces des MMM, des élastiques très pratiques pour disposer sur les bobines de fil à « tippet » (pointe de bas de ligne).  Ce petit accessoire très simple permet de garder les bobines sur soi sans que le fil ne se déroule. Combien de fois ai-je pesté contre une bobine qui s’était déroulée dans le sac ou le gilet ! Il est possible d’en fabriquer soi-même pour quelques sous. Les matériaux nécessaires sont accessibles facilement si ce n’est pour les billes (le trou doit être surdimensionné) que j’ai eu un petit peu de mal à trouver… Finalement chez Walmart pour 1$ le gros paquet ! Un bout d’élastique de couturière, deux billes, un morceau de gaine thermo-retractable, c’est tout ce qu’il nous faut !

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Côté construction, rien de bien compliqué : coupez l’élastique à la bonne longueur (23cm pour les bobines Maxima), insérez deux billes en joignant les deux extrémités de l’élastique, retroussez les deux extrémités autour de la bille supérieure, insérez la gaine thermo-retractable et chauffez avec un briquet… Et voilà !

 

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Une fois parti dans les bricolages, profitons-en pour fabriquer un porte bobines qui permet de garder accessibles tous ces fils à tippet en action de pêche. Vous savez le truc qu’ont les pêcheurs sérieux, accroché au revers du gilet et qui fait très pro… Là encore, pas besoin de beaucoup de matériel : une corde de nylon, deux boutons à pression, un crochet en plastique, un mousqueton et de la gaine thermo-retractable.
Coupez la longueur de corde voulue, insérez la boucle en plastique qui servira à suspendre d’éventuels accessoires (très pratique). À l’aide d’un briquet faire fondre les deux extrémités de la corde nylon et immédiatement rassemblez-les afin de les souder. Prenez la gaine thermo-retractable et formez-la autour de la corde en laissant une courte boucle à chaque extrémité. Voilà !

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Bon bricolage ! 😉

Régénérez votre dessicant à mouches.

J’adore écrire ce genre d’article. J’aurais pu vous parler de chatons, poster une vidéo de Youtube où un perroquet chante l’hymne américain mais j’ai décidé de vous parler d’un truc con, d’un truc tout bête qui a rendu ma journée plus agréable. Voyez, il ne m’en faut pas beaucoup pour être heureux… Je vais vous donner une astuce !
Je suis bricoleur dans l’âme, j’aime tout ce qui permet, via des moyens limités, d’agrémenter ma vie de pauvre pêcheur. Non pas que je réinvente la roue, je n’ai rien inventé mais comme mes moyens sont limités, comme beaucoup dans le contexte actuel, j’essaye de feinter, esquiver, fuir la moindre dépense inutile (NON, acheter une canne, des plumes, 10Kg d’hameçons ce n’est pas inutile… Je te le jure ma douce. 🙂 )

J’utilise abondamment et avec succès depuis un certain temps, un produit vendu par Loon Outdoors pour sécher mes mouches.

looneasydry Le Easy Dry est un produit simple d’utilisation, qui ne détériore pas les mouches puisqu’il ne s’agit pas de les presser entre deux tampons absorbants pour les sécher. Ce produit est durable dans le temps du moins de manière limitée puisqu’il s’agit de matériaux dessiccatifs qui, une fois saturés en humidité, n’ont plus aucun pouvoir d’absorption. Je l’ai tout de même utilisé pendant deux saisons
Si on suit les recommandations du fabricant, une fois que les petits cristaux indicateurs bleutés virent au rose, il convient de le changer.

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Les cristaux indicateurs virent au rose lorsque le produit n’est plus efficace.

Je sais que l’industrie utilise des dessicants qui ressemblent à s’y méprendre à ceux contenus dans le petit tube de Loon Outdoors. Or, ceux-ci sont généralement régénérés lorsqu’ils sont saturés d’eau.
Après quelques recherches via mon ami google, j’ai trouvé la « recette » de régénération somme toute très simple : mettre au four à 210°C durant deux heures… Et voilà !
Ce matin, je me suis empressé, non sans avoir communiqué avec Loon pour demander conseil et dont la réponse fut très évasive du genre : « bah essayez, vous verrez bien » (merci…), d’enfourner mon matériau dessiccatif dans le four pendant deux heures. Et là, Ô miracle, je me retrouve avec un matériaux qui a repris sa couleur d’origine (un beau bleu bien profond) signe de retour à son efficacité originelle.

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Après deux heures à 210°C, le produit est régénéré !

En conclusion, Loon Outdoors qui communique largement sur le fait que ses (très bons) produits sont « environment safe », ce qui est surement vrai, oublie de dire qu’avant tout, la meilleure des choses pour l’environnement c’est de ne pas jeter et de consommer modérément et, le cas échéant, de faire durer le plus possible un produit qui a l’incroyable faculté de pouvoir être régénéré !
Merci Loon ! 🙂