Les monteurs de l’île Saint-Jean

Voilà bien longtemps que je n’avais alimenté les colonnes de ce blog. Paradoxalement, les statistiques me montrent que vous êtes nombreux à visiter quotidiennement ces pages. J’en profite donc pour vous souhaiter une belle et heureuse année 2017.
Je n’ai pas délaissé la pêche à la mouche, mais ma saison 2016 s’est réduite à sa plus simple expression avec seulement quelques journées de pêche et vraiment peu de poissons.
La vie, quelques changements, la routine… On connait tous.
Un de ces beaux changements m’amène à fréquenter un peu plus souvent un endroit que j’apprécie particulièrement, la ville de Terrebonne et son « Vieux Terrebonne » pittoresque, prisé des touristes. En empruntant la passerelle du barrage des anciens moulins, à quelques pas du vieux quartier pittoresque, se trouve l’île Saint-Jean. Ce haut lieu halieutique urbain est le théâtre de belles scènes de pêche. On peut y prendre des achigans, des carpes, du barbu, des laquaiches après le 1er juillet, la rivière à cet endroit étant un sanctuaire halieutique fermé durant tout le printemps.

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Les flots au pied du barrage des moulins.

Les monteurs de l’île Saint-Jean sont nés de la volonté bienveillante de quelques moucheurs et plus particulièrement celle d’André qui nous reçoit tous les quinze jours pour une matinée de montage dans son local à quelques pas des rapides de la rivière des Mille-Îles.

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Régulièrement, une douzaine voire une quinzaine de passionnés de tous niveaux échangent leurs connaissances, partagent leurs techniques et proposent des modèles de mouches pour tous les types de pêche.

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J’aime beaucoup ces rassemblements où règne une atmosphère sans pression, amicale, où le partage se fait sans compter, sans arrière pensée. C’est comme cela que je conçois le bénévolat, l’amitié, le plaisir, l’altruisme. C’est sûrement aussi pour cela que j’ai délaissé les grosses structures associatives, trop centrées sur elles-mêmes, accaparées par un petit groupe fonctionnant en vase clos pour lequel l’intérêt collectif ne compte finalement guère.
Si vous voulez monter de belles mouches et rencontrer des passionnés dans cette belle région de Lanaudière, n’hésitez pas ! Contactez les monteurs de l’île St-Jean sur leur page Facebook ou en m’envoyant un message, je le ferai suivre avec grand plaisir !

Une soie naturelle, de l’eau fraîche et des plumes.

Je l’avais dit lors d’un précédent article : un jour je me laisserai tenter par une vraie soie naturelle. Quand je dis « vraie soie naturelle », j’entends par là une soie constituée d’une âme (la tresse au coeur de la soie) faite de vraie soie naturelle, vous savez le petit fil des cocons du bombyx du mûrier.
Vous avez suivi mes essais, plutôt fructueux à mon sens, d’imprégnation d’un fil en nylon tressé pour fabriquer une ligne « semi-artificielle », à base d’huile de lin et de vernis d’époque. Vous me connaissez, la curiosité étant un vilain défaut et étant moi-même affublé de celui-ci, j’ai voulu voir ce qui se faisait du côté des vraies soies, afin de vérifier si tout ce qui se dit à leur propos était vrai.

Je veux mettre les choses au point tout de suite : récemment sur divers forums auxquels je participe, j’ai pu lire bien des choses et surtout des polémiques concernant un fabricant en particulier. Ce fabricant, nommé « Soies Antonio Perez » a essuyé moultes critiques voire insultes et a été purement et simplement exclu de quelques discussions. Je ne jugerai pas ce qui s’est passé, je ne connais pas les tenants et les aboutissants et chacun a ses raisons propres pour agir de la sorte.
Certes, on peut blâmer la communication parfois « agressive » voire déplacée aux yeux de certains sur les réseaux sociaux, de la part de cette société mais je pense qu’il s’agit plus d’un choc des générations entre une jeune personne d’une vingtaine d’années qui est à la tête de cette entreprise et un « establishment » plutôt vieillissant qui ne se gêne pas pour critiquer et remettre en cause le travail voire l’honnêteté d’un nouvel arrivant dans le paysage PALMiste.
Certes, un jeune qui arrive « avec ses gros sabots » et bouscule l’ordre établi dans un monde ou les acteurs n’aiment pas changer leurs habitudes, ça dérange.
Certes, il y a eu quelques maladresses dans la communication et surtout des grincements de dents quant aux tarifs proposés, souvent deux fois moins chers que la concurrence établie… On comprend alors mieux la levée de bouclier même s’il est difficile de comprendre la violence de certains propos qui sont allés jusqu’à remettre en cause l’origine et l’authenticité même des produits proposés.
La question à savoir s’il s’agissait de vraie soie naturelle a longtemps été mise de l’avant, vous imaginez bien, « il est impossible de sortir une vraie naturelle à si bon prix » !!! Les détracteurs en ont eu pour leur argent lorsque un forumeur a fait analyser un morceau de sa soie en laboratoire et a prouvé qu’il s’agissait bien de soie naturelle. Je ne remets pas sa parole en doute, le côtoyant sur des forums privés. De mon côté, je peux confirmer qu’après avoir fait brûler un petit morceaux de ma soie, ça sentait le cochon et non le plastique et ça brûlait lentement (le synthétique a tendance à brûler rapidement et à faire des petites boules en dégageant une odeur très caractéristique), indices généralement révélateurs de la présence de soie naturelle.

Bref, assez pour moi, je n’aborderai plus ce sujet et ne rentrerai pas plus longuement dans ces polémiques ! Je n’ai aucun intérêt dans cette société et les seules relations, désormais cordiales que j’ai avec, se limitent à celles d’un client envers son vendeur.

Le fait est que cette petite entreprise propose des tarifs et un service intéressants à mes yeux. Après plusieurs échanges, au début un peu spéciaux je l’avoue, ( je sentais bien que la réaction de Jeremy pouvait se résumer à « chat échaudé craint l’eau froide », la frontière que crée l’écran d’un ordinateur appelle à la prudence), une discussion cordiale et passionnée s’est installée et j’ai pu commander la soie qui correspondait à mes attentes.

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Ma soie de 3, couleur « camo » avec boucle finale.

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Nouvelle couleur camo proposée en 2015. Superbe !

J’ai choisi une soie numéro 3 « SPORT *** » de 20m en couleur « camo ». La couleur est du plus bel effet et casse avec la monotonie des soies conventionnelles. Aussi, je ne sais pas si l’argument tient mais cela peut présenter quelque chose d’un peu plus naturel pour le poisson, bien que celui-ci ne voie de la soie qu’une longue ombre chinoise…

J’ai eu l’occasion de l’essayer au cours de plusieurs sorties de pêche. Les promesses du fabricant quant à l’entretien minimal et le graissage sont tenues. En effet je n’ai jamais regraissé ma soie qui a pourtant assuré un flottaison parfaite pendant plus de 5h de pêche. Aussi, je ne l’ai pas sortie du moulinet pour la faire sécher à la fin de la journée, je n’ai rien fait de plus que je ne fais avec mes soies synthétiques : simplement la nettoyer sommairement et la graisser le lendemain. Le rodage s’est fait principalement selon la méthode donnée par le fabricant, graisse, « tripotage » et graisse durant de longues minutes… Je sentais la soie s’assouplir un peu plus au fil des longues heures de pêche.

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Première sortie et première prise en sèche pour ma nouvelle soie, en ce milieu d’automne.

J’aime beaucoup le feeling qu’elle procure avec ma petite canne en fibre de verre #3 (blank Lamiglas). La soie glisse parfaitement dans les anneaux sans aucune résistance et en laissant entendre un doux son de frottement. La puissance de lancer est excellente pour une parallèle (d’après ma petite expérience de lanceur) et les posers sont beaucoup plus délicats que ceux que je faisais avec mes synthétiques. Son diamètre étant inférieur aux soies en plastique, elle travaille mieux lorsqu’il y a du vent. En somme, je suis conquis par cette soie naturelle !

Jeremy et son père proposent aussi d’autres produits (je vous laisse visiter son site www.antonioperez.fr)  : des cannes en bambou refendu, des moulinets, boîtes à mouches, etc. et surtout, ce qui a attiré mon attention, quelques belles plumes pour le montage. Il propose par exemple des superbes pelles de pardo de León d’origine contrôlée. Je lui ai demandé de me vendre une sélection de plumes et je ne fus pas déçu en ouvrant mon colis.

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Hommage à Rafaél Del Pozo et son livre « Mouches pour la pêche ».

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De magnifique pelles de pardo « flor de Escoba »

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Plumes de dinde teintées.

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Une beau choix pour les corps des petites mouches. Plume de dinde « olive ».

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Plumes de dinde aux mille reflets.

La société Antonio Perez propose des plumes de dinde provenant de son élevage personnel. Ces plumes sont utilisées entre autres pour le montage d’ailes de mouches, les biots et les fibres des rémiges qui peuvent être considérées comme des substituts de condor servent par exemple au montage des corps. Toutes les plumes reçues sont de très belle qualité. Ne me reste plus qu’à les utiliser pour monter quelques mouches que je pendrai sans scrupule au bout de ma soie naturelle à l’ouverture de la saison prochaine…

PS : Cet article n’est pas un « publi-reportage » et si je n’avais pas été (ou dans l’avenir ne serai pas) satisfait des produits et du service, je l’aurais dit (et le dirai)  sans ambages. Je l’ai déjà fait dans le passé pour d’autres produits… C’est quand même fou qu’il faille se justifier quand on écrit quelque chose de bien concernant un produit décrié…
Sinon, ceux qui veulent voir l’ensemble des produits Antonio Perez, c’est par là : www.antonioperez.fr

Canne en fibre de verre : montage d’une 7′ #5 – Fin !

Je n’ai pas chômé durant mon absence virtuelle sur ce blog. Enfin pas tous les jours…
Je me suis pris en main pour terminer la canne 7′ soie 5 dont je vous ai déjà parlé précédemment. J’ai refait une grande partie des ligatures, pris soin de les faire « by the book » : toujours terminées sur le même axe, taille identique, vérification de la position des anneaux quasiment au millimètre… J’ai pris mon temps mais j’ai fait de mon mieux.

L’étape du vernis m’angoissait un peu. En fait, ce n’est pas l’étape la plus difficile même s’il faut prendre soin de respecter quelques règles. J’ai commencé par fabriquer mon tour à séchage avec un moteur 9 tours/minute commandé sur eBay et d’y monter un système d’assemblage « auto-centré » fait à partir d’un bouchon en PVC, de quatre vis nylon et de deux élastiques forts. Il suffit de serrer l’embout de la canne entre les élastiques et le tour est joué… La canne se centre toute seule sur son axe de rotation et le séchage ainsi que la pose du vernis en sont d’autant optimisés puisque aucun à-coup ne se fait sentir.
Pour le vernis, j’ai choisi le Flex Coat High Build qui permet une bonne protection sans nécessiter une multitude de couches. Flex Coat garantit un travail parfait en une seule couche. J’en ai fait deux. Cependant j’ai dilué mon époxy (car en fait il s’agit d’une résine époxy, pas d’un vernis) avec de l’alcool éthylique pur. La première couche, qui doit imprégner le fil a été diluée à 25%, la seconde à 10%. Il faut vraiment réaliser des mélanges très précis, l’utilisation de mini seringues graduées au 1/10 de ml n’est pas un luxe…
J’ai été confronté au problème des micro bulles dans la résine. La température ambiante estivale étant plutôt propice à un bon mélange de l’époxy, je n’ai pas jugé nécessaire de chauffer les composants avant. J’aurais peut-être dû car j’ai retrouvé une multitude de micro-bulles sur mes ligatures. Certes, quand je dis micro-bulles, j’avoue que j’ai regardé chacune des ligatures à la loupe après les avoir vernies. J’ai une lampe à alcool que certains utilisent pour résoudre le problème. J’avoue que je n’ai pas trop aimé l’utiliser mais je pense que cela est dû à mon manque d’expérience. J’ai donc utilisé un vulgaire briquet et le résultat fut plutôt convaincant. Il reste quelques micro-bulles par-ci, par-là quand on regarde à la loupe mais quasiment aucune n’est visible à l’oeil nu. J’ai laissé sécher la canne montée durant 24 heures en la laissant tourner à 9 tours/minute.

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La canne finie sur sa housse en coton fait maison (elle aussi).

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E-Glass 7′ soie 5 de Graywolf. Léger, la canne ne pèse que 93 grammes…

Détail du porte moulinet en ronce.

Détail du porte moulinet en ronce.

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Détail de l’anneau d’agate et ses ligatures

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Détail d’une ligature vernie avec anneau monopatte.

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Les deux brins côte à côte sur leur étui en coton

J’ai pris le parti de faire un vernis très fin, le moins épais possible afin de ne pas alourdir la canne ni son apparence. Je n’aime pas beaucoup les ligatures en « ballon de rugby » comme on le voit souvent sur les cannes du commerce.

Il ne me reste désormais plus qu’à signer la canne. Je ne sais pas vraiment qu’écrire hormis les caractéristiques de celle-ci. Peut-être cela suffira t-il finalement ?

J’ai fabriqué l’étui qui lui sert d’écrin. J’ai choisi un tissu épais, de la toile de peintre bordé d’un liserai vert foncé. Grâce à l’aide de ma tendre moitié, cela fut fait en très peu de temps. La pose du biais était la chose la plus délicate à réaliser.
Si vous n’avez pas d’étui souple, n’hésitez-pas à en faire un vous-même, cela fait une économie substantielle sur le budget et il sera tel que vous le voulez. Si vous n’y arrivez pas, contactez-moi ! 🙂

J’ai eu l’occasion de lui faire son baptême de l’eau. La première prise fut un achigan à petite bouche d’environ 30cm qui m’a donné un combat digne de ma nouvelle canne. Quelques laquaiches ont suivi.
La fibre de verre est vraiment très agréable au feeling, tout se passe en souplesse. La canne ne manque cependant pas de nerf pour lancer une quinzaine de mètres d’une soie de 5, sans forcer et dans un bon tempo. Les fibres de verre actuelles sont loin de celles de grand-papa.
Cette canne est certainement de bonne qualité et m’apporte déjà beaucoup de plaisir sur l’eau. La satisfaction de l’avoir réalisée soi-même rajoute au plaisir. L’aventure valait le coup d’être tentée…
Prochaine réalisation, peut-être bien un blank Kabuto que mon ami Phil cache dans ses placards depuis quelques mois… 😉

C’est l’automne.

On ira, où tu voudras quand tu voudras…
Je sais ce n’est pas original mais il fallait bien trouver une façon de plugger « l’été indien » dans mon texte.
J’aime bien Joe Dassin. C’est kitch (quétaine comme on dit au Québec), c’est de la musique de « matante », un peu comme Aznavour mais j’aime bien.
En parlant de chanson, j’ai du Thiéfaine dans la tête. Pourquoi ? Aucune idée, il faudrait aller voir un psy pour comprendre. « La jambe de Rimbaud de retour à Marseille, comme un affreux cargo chargé d’étrons vermeils »… Romantique non ?
Enfin je ne suis pas là pour vous parler de ma discographie mais pour vous réveiller sur le fait que ça y’est ! On est en automne et pour de bon !
Ce soir j’ai voulu immortaliser ça, les feuilles rouges qui vont tomber. Le truc qui vous fait apprécier de vivre en appartement et de ne pas avoir un grand terrain plein d’arbres.

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Étang au bord de la route dans Lanaudière.

On a de la chance au Québec, depuis une semaine c’est à nouveau l’été, vous savez le fameux été des indiens que j’ai réussi à placer plus haut. On a même entendu chanter des cigales cet après-midi ! Si, si, juré ! Des cigales fin septembre au Québec mon bon monsieur ! Imaginez-vous ?!

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Les arbres rouges en arrière plan du lac Ouareau.

Hier, j’ai passé une bonne partie de l’après-midi les pieds dans l’eau. C’est agréable les pieds dans l’eau quand elle est fraiche et que le soleil cogne comme en plein mois de juillet.

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Sur un haut fond au milieu de la rivière des Mille-îles. (merci Phil pour la photo)

La pêche a été mauvaise. Personne, autant que nous fûmes, ne sortit le moindre poisson…
La pêche à Montréal (et dans toute la zone 8) ne ferme jamais. On a la chance de pouvoir taquiner le poisson (enfin il y a des périodes de fermeture par espèce) du printemps jusque z’au printemps comme dirait Brel.
J’ai des envies plus montagneuses que la morne plaine Montréalaise. Je n’ai pas pu assister à la réunion de vendredi aux MMM mais la présentation de « Trout unlimited » fut parait-il très intéressante, au point que j’ai très envie de participer à ce programme et d’aller visiter la rivière Chateauguay qui renait avec leur aide. http://www.chateauguayriverchapter.com/en/
Pourquoi ne pas aller y faire un tour bientôt, avant qu’il ne fasse froid pour de bon ? Affaire à suivre…

Septembre, c’est la rentrée pour le montage de mouches plus intensif. Enfin, c’est surement vrai quand on est à la retraite… Avec un petit poussin d’un an (bientôt), les journées sont bien remplies, si bien que malgré ma bonne volonté pour participer à des échanges, je n’ai pas le temps de me mettre devant l’étau pour honorer mon engagement. J’y arriverai, c’est sur !

Cette année, j’ai décidé, vu les nombreuses heures à ma disposition, d’innover et donc de me lancer dans le montage de canne. Je me suis inscrit afin de suivre un cours auprès des MMM au mois de Novembre. J’ai décidé de me monter une canne #5 en fibre de verre de 7 pieds. J’ai commandé le blank chez Graywolf (http://graywolfrods.blogspot.ca/) qui ne devrait plus tarder. Je travaille fort à décider quelle parure lui adjoindre : anneau en agathe, poignée cigare ou standard, liège grade « flor », porte moulinet en érable…
Autant de choix qui ne sont pas évidents quand on débute.
Je reviendrai dans le futur sur l’avancement du projet. Qui sait, peut-être un jour me demanderez-vous de vous monter une canne ? 😉

Gurgler en mousse.

Mon ami Yves m’a envoyé il y a quelques temps le lien vers une vidéo sur Youtube.
Celle-ci concernait la fabrication de « gurgler » en mousse.

J’ai fait quelques-uns de ces gurglers en les adaptant car à l’origine ils sont montés sur des hameçons relativement gros.
Pour ma part j’ai utilisé des C53S en taille 8 et 10 afin de pouvoir les propulser avec mes cannes #5 et #6 sans trop de problème.
C’est vraiment le fun à pêcher ! 🙂

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Ce soir, en un peu moins de trois heures de pêches, 7 achigans, relativement petits, se sont laissés tenter par l’offrande.
Les attaques sont fulgurantes et souvent le poisson monte sans prendre la mouche provoquant toutefois de beaux remous.
Je ne comptais plus les attaques plus ou moins violentes que j’ai eues dans la soirée…
À vos étaux ! 🙂

Sakasa Kebari.

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Ma première réalisation de mouche typique du tenkara montée en hackle souple inversé (sakasa kebari).
L’hameçon caractéristique ne comporte pas d’anneau, une petite boucle en soie pure montée sur celui-ci permet de l’attacher au tipet.

Hameçon Shinobi #7.
Boucle de soie pure marron.
Fil Veevus 14/0 marron.
Hackle souple de perdrix.
Corps en fil Veevus.
Cotes en fil de laiton Souple UNI Soft Wire Sm #33.
Herl de paon.

Le Tenkara, vous connaissez ?

J’aurai l’occasion d’en parler longuement plus tard mais je ne peux cacher plus longtemps l’intérêt que je porte à cette technique japonaise de pêche à la mouche appelée Tenkara.
Très proche dans l’esprit de la pêche au toc que je connais très bien, l’ayant pratiquée depuis mon plus jeune âge, le tenkara est plus qu’une technique, c’est une philosophie, une façon de penser et d’agir.
S’il devait y avoir un seul mot pour définir le Tenkara, ce serait « simplicité ». Une canne, un leader, un bas de ligne et une mouche, pas de moulinet, rien d’autre.
Certains se plaisent à raconter que quelques grands maîtres du Tenkara japonais n’ont jamais pêché qu’avec un seul modèle de mouche durant toute leur vie. Le célèbre « match the hatch » n’a pas vraiment de raison d’être en l’occurrence, tous les efforts étant concentrés sur la présentation.
L’expérience donne du crédit à cette approche même s’il convient tout de même de relativiser.
Avant de me lancer dans l’achat d’une canne Tenkara, difficilement trouvable au Québec et souvent vendue hors de prix ailleurs qu’au Japon, j’ai voulu m’imprégner de cette technique, de cette culture, via quelques lectures et notamment l’excellent guide « Tenkara: Radically Simple, Ultralight Fly Fishing« . J’ai aussi commandé sur le site américain http://www.tenkaraflyshop.com quelques mouches, montées dans l’esprit Tenkara avec des techniques qui lui sont propres comme les hackles inversés.

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Quelques beaux exemplaires de mouches Tenkara Sakasa Tebari.

J’ai eu plaisir à communiquer avec Jim, le propriétaire de cette petite compagnie qui propose des produits de première qualité. Les mouches sont très bien montées et paraissent solides, la finition impeccable. J’ai commandé quelques exemplaires typiques du Tenkara, montés sur des hameçons sans oeil, avec une boucle d’attache en soie : de toute beauté.
Je vous recommande ce site pour l’achat de vos mouches Tenkara. Cerise sur le sundae, Jim offre une petite boîte en bois, à l’achat de 12$ et un modèle légèrement plus grand pour toute commande de 18$ et plus…

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La boîte offerte à l’achat de mouches.

Jim produit à la main des boîtes à mouches en bambou d’une beauté indéniable et il espère pouvoir proposer bientôt des blanks et des cannes entièrement faites de bambou recuit. J’attends cela avec impatience…